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Attention chérie, ça va trancher… :

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Compte-rendu de France – Angleterre U20. CHAMPIONS DU MONDE !

Attention chérie, ça va trancher… par Ovale Masque il y a 20 h et 36 min - Favoriser ||| Lu/Non lu

 

Juin 2018. Castres est champion de France de rugby. L’USAP revient en Top 14. Bernard Laporte n’est toujours pas en prison. Serge Simon est toujours médecin. Le XV de France est en si bonne santé qu’il était à deux doigts de défiler sur les Champs Élysées après sa défaite héroïque de seulement 13 points contre les All Blacks.

 

Heureusement, au milieu de ce tableau digne des meilleurs films post-apo, il y a les Championnats du monde des moins de 20 ans ! Mais si vous savez, cette compétition qui a lieu tous les ans et, en général, le temps que vous soyez au courant qu’elle a débuté et qu’elle est diffusée sur France 4, les Français sont déjà éliminés.

 

Mais cette année la donne est différente, puisque nous pouvons compter sur une génération particulièrement douée. Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils jouent bien. Ils ne sont pas encore abimés par le TOP 14, ses 32 ruptures des ligaments croisés par saison, et ses 18 protocoles commotions par mi-temps. Il parait même qu’on les aurait vu réussir à jouer des surnombres ! Et puis ils ont un gros atout : celui d’évoluer à domicile, puisque la FFR a décidé d’organiser ces Championnats du monde en France (enfin plus précisément dans toutes les villes de France où le Front National a fait plus de 25% au premier tour des présidentielles, donc à Béziers, Narbonne et Perpignan). Les Bleuets se sont assurés d’avoir le soutien de leur public en renvoyant plein d’étrangers à domicile lors de leurs parcours : d’abord les Sud-Africains en phases de poule, puis les Néo-Zélandais en demi-finale.

 

Mais un dernier obstacle se dresse sur leur route : l’Angleterre. Affronter nos pires ennemis en finale, au lendemain d’un exploit contre les Blacks en demi-finale, devant notre public et alors qu’on part favoris, n’importe qui possédant un peu de culture rugbystique sait que ça pue un peu du cul. D’autant plus que les rosbeefs ont un palmarès impressionnant dans les Championnats du monde U20, avec 6 finales et 3 titres, et qu’ils nous ont battus il y a quelques mois dans le Tournoi des VI Nations, déjà à Béziers. Cependant, il y a une statistique qui joue clairement en notre faveur : aucun joueur formé à Clermont n’est présent sur la feuille de match.

 

 

La compo

 

Le film du match :

Ici vous allez trouver un compte rendu approximatif des faits marquants de ce match. Ça ne va pas être très intéressant mais il y a un gros point fort par rapport au replay de France 4 : vous n’aurez pas les commentaires de Sylvain Marconnet.

 

3ème minute : Les Anglais se mettent à la faute dans leur camp quand Jordan Joseph gratte un ballon au sol. Louis Carbonel se charge de la pénalité et réussit facilement ce que Trinh-Duc avait raté en 2011 : un coup de pied de 50 mètres en face des perches en finale.

 

6e : Première mêlée du match. Les Anglais se font emporter jusqu’en Corrèze. Ils en profitent pour y acheter une maison, comme tous bons Britanniques qui se respectent.

 

12e : Première belle action anglaise avec Marcus Smith qui passe les bras pour son centre, repris à seulement 10 mètres de l’en-but. Mais après Woki, c’est Jordan qui vient gratter le ballon et récupérer une pénalité.

 

13e : Première Marseillaise du match, au cas où on aurait oublié qu’on est en France.

 

17e : Nouvelle pénalité pour la France après un ballon porté. Carbonel la passe, 6-0.

 

20e : Encore une bonne séquence des Anglais, qui récupèrent une pénalité en face des poteaux. Le public hue, au cas où on aurait oublié qu’on est à Béziers. Smith réussit son coup de pied, 6-3.

 

22e : Après une action confuse, Ntamack tape un coup de pied à suivre et se fait faucher par un plaquage aux jambes WWE-style d’un pilier anglais. Après avoir revu l’action à la vidéo, l’arbitre décide de donner une simple pénalité. Ouf ! Au moins si on perd, on pourra dire que c’était un complot arbitral, comme la veille à Wellington.

 

23e : La réalisation repasse en boucle ce plaquage ce qui permet à Sylvain Marconnet et à Hélène Archilla-Marcudy de caser environ 12 fois le mot « attentat ». Du coup on a l’impression d’avoir zappé sur BFM.

 

25e : Mêlée en faveur des Français à 5 mètres de l’en-but. Les Anglais se font à nouveau enfoncer, mais Joseph prouve qu’il n’est pas du tout prêt à jouer au Racing en décidant de jouer la balle à la main plutôt que d’attendre l’essai de pénalité. Heureusement, après plusieurs temps de jeu, Maxime Marty le-pas-catalan réussit à passer les bras pour Cameron Woki qui aplatit en coin. Ce n’est pas transformé, 11-3.

 

30e : Les Anglais continuent de tenir le ballon et d’imposer des longues phases de jeu. Ils récupèrent une pénalité mais Marcus Smith se foire à 40 mètres en face des perches.

 

36e : Plaquage à retardement de Ben Curry qui est sifflé par l’arbitre. Évidemment, le public connaisseur et courtois de Béziers applaudit chaleureusement l’homme au sifflet pour cette décision pleine de bon sens. En tout cas, Carbonel la passe, 14-3.

 

40e : Encore une séquence à 122 temps de jeu de la part des Anglais, qui, à défaut d’être géniaux, récitent leur jeu proprement. Malgré la bonne défense française, ça finit par craquer avec un essai d’Olowofela, servi en bout de ligne par une passe qui a l’air un peu en avant mais bon c’est l’inertie tu vois mais bon ta gueule tu vois. Bonne nouvelle et spoiler : on a gagné le match donc on n’a pas eu de débats de 3 jours sur cette action sur Twitter.

 

Smith loupe la transfo, ça fait 14-8 à la pause. On touche presque pas un ballon, mais on marque sur notre unique occasion et notre buteur enquille, tandis que celui des Anglais se chie dessus sous la pression : c’est le monde à l’envers, c’est parfait !

 

42e : La 2e période débute parfaitement avec le n°9 anglais qui dévisse complètement un dégagement dans ses 22. Derrière, les Bleuets obtiennent rapidement une nouvelle pénalité et ça fait trois points de plus presque sans rien faire. Merci, c’est gentil. 17-8.

 

52e : 152ème faute du XV de la Rose après une mêlée. 20-8.

 

56e : Devinez quoi ? Les Anglais se font démonter en mêlée et Carbonel rajoute trois points. 23-8. LE FRENCH FLAIR EST DE RETOUR.

 

62e : L’arbitre finit par avoir pitié et accorde une pénalité en mêlée aux British. 23-11.

 

67e : Encore une pénalité pour la France, après un maul cette fois. 26-11.

 

72e : Rory Brand est entré à la mêlée et on sent très vite qu’il va devenir notre nouvelle tête à claques favorite dans le futur, ne serait-ce qu’à cause de sa coupe de cheveux et sa gueule de méchant gosse de riche tout droit sorti de Kingsman. Après une percée de ce dernier, les Anglais partent sur une série de pick and go et réussissent enfin à marquer l’essai. 26-18, jusque-là c’était trop facile, on va enfin pouvoir flipper un petit peu !

 

La bonne tête de major de promo à l’académie des FDP.

 

74e : Même pas ! Juste après le renvoi, les Anglais se font pénaliser dans leur 22. Après quelques temps de jeu, Carbonel tape astucieusement à suivre et Seguret va aplatir dans l’en-but. 33-18, nique le suspense et les fins de match à la Clermontoise, ces jeunes Français sont des ennemis du lol.

 

78e : Les Anglais marquent encore un essai juste pour pouvoir dire qu’ils en ont mis un de plus que nous. Mais c’est trop tard, score final 33-25.

 

LA FRANCE EST CHAMPIONNE DU MONDE ! Et croyez-moi, je pensais pas avoir l’occasion d’écrire cette phrase un jour dans un compte-rendu de la Boucherie Ovalie.

 

Un samedi soir au Stade de France

Attention chérie, ça va trancher… par John Pils le 07/06/2018 à 12:01:00 - Favoriser ||| Lu/Non lu

 

Le Samedi 2 juin 2018, il s’est passé un événement majeur dans ma vie de Roubaisien, le rêve de tout provincial. J’ai passé la soirée au stade de France !
Départ 16h pour être sûr de ne pas arriver en retard, j’ai la pression vous comprenez, je ne quitte pas souvent les Hauts de France… Et puis, ma Clio ne roule pas bien vite malgré le Spoiler à l’arrière et mes jantes brillantes recouvertes de papier Kinder Surprise. J’ai demandé la route à mon oncle JC le camionneur, c’est pas compliqué, il faut prendre l’A1 et c’est tout droit. Sur le trajet les paysages bucoliques s’enchaînent : à gauche des champs de patates, à droite des champs de betteraves à sucre.

 

Au bout d’une bonne heure ça se met à bouchonner, mais bon, tonton JC m’avait prévenu, c’est parce que les Parigots, ils savent pas rouler. Comme je veux pas trop me faire remarquer, je fais comme les autres voitures à côté de moi, je klaxonne et je râle.

Et là, enfin, à la sortie d’un tunnel, je l’aperçois ! Il est immense ! Encore plus grand que le vélodrome de Roubaix ! Le Stade de France ! Je prends la première sortie et je me retrouve dans ce quartier de Paris appelé Saint-Denis. C’est sympa, ça me rappelle vraiment Roubaix sauf que le canal de Saint-Denis est plus grand et plus sale que le notre. Le problème, ce sont tous ces policiers qui m’empêchent de m’approcher du stade pour me garer.

Impossible de trouver un parking, même celui du Mc-Do est payant : 20€ les jours de match ! En plus ils ne vendent même pas de Fricadelle ni de Bicky dans leur baraque à frites fixe. Je finis par laisser ma voiture en double file à 3 km du stade, dans un autre quartier appelé Auberviliers. Ils sont pas capables d’avoir un grand parking comme celui d’Auchan Leers dans cette ville…

 

Bon, maintenant, il va falloir que je retrouve le stade. Je me balade au hasard dans les rues durant de longues minutes jusqu’à ce que je tombe sur un groupe de mecs qui portent des maillots Kipsta. Decathlon, c’est de chez moi, je me sens en confiance, je les suis. Ils ont l’air encore plus perdus que moi, ils prennent tout en photo : « Oh une maison à trois étages ! Oh un feu tricolore ! Oh du bitume !« . Je comprends vite que ce sont des gens de la campagne. J’aime bien les bouseux, ça me rappelle ma classe verte à Hazebrouck en CE2 avec Madame Vandenbusch. Bref, une heure de marche plus tard, on tombe sur le stade, pas facile pour ces gars là de se repérer dans ce décor urbain, il y’a pas tant de choses en Aveyron !

 


« Mangeons ici, c’est tellement dépaysant ! »

 

Approcher de cette arène n’est pas chose facile. Pour passer, on doit d’abord se faire tripoter par un gros monsieur barbu qui sent le tabac, ça me rappelle les fêtes de familles à côté de mon tonton. Je quitte les bouseux qui sont bloqués par un policier, il refuse de les laisser s’approcher du stade avec leurs fourches et leurs brouettes. « On aurait dû les laisser dans le tracteur ! » râle l’un d’eux.

J’arrive alors dans une zone bizarre où plein de mecs saouls en bleu chambrent d’autres mecs saouls en bleu. Avec leurs accents étranges, je comprends un mot sur deux. Il y a des gens maquillés aussi. Tout compte fait, on dirait le carnaval de Dunkerque mais sans la pluie. Je vois l’heure avancer, je ne tarde donc pas et je me dirige vers la porte d’entrée du stade. On me tripote encore une nouvelle fois afin de me laisser accéder à l’escalier qui mène à ma tribune, deux fois en une si courte durée, ça fait bien longtemps que je n’avais pas eu autant de succès.

 

Bon, il faut désormais que je trouve ma place. Bloc E14 Rang 35 Place 22. J’ai toujours été nul en bataille navale. Après avoir tourné 20 minutes, un stadier finit par m’accompagner jusqu’à mon siège. Je suis plutôt bien placé, mon voisin a un maillot vert et jaune avec une antilope dessus, ça fait beaucoup rire ses deux copains. Je suis assez content de mon siège, je suis bien assis. Quand je vois le carré devant moi, il n’y a même pas de quoi s’asseoir ! Il y a personne d’ailleurs. Normal, qui achèterait un billet sans place avec siège ?

 


Pas un chien !

 

Même pas le temps de faire causette qu’un mec en costard descend déjà sur la pelouse et se fait siffler par la moitié des spectateurs. Je comprends pas trop, il avait l’air cool, il était là pour serrer des mains et sourire. Quand c’est Miss France personne ne râle. Entre temps, le carré devant moi se remplit, ils ont certainement vendu les places moins chères car les gens ont dû venir avec leurs propres chaises. Mon voisin me dit que c’est l’amicale des anciens champions du monde 1995. Il doit me mentir la coupe du monde c’était en 1994 et 1998. Un gros monsieur apparaît ensuite sur l’écran géant, on dirait un acteur de la Casa de Papel sous cortisone. Il chope un micro et avec un accent que je connais pas, il beugle et massacre la Marseillaise à cappella. On se croirait dans la légion étrangère.

 

Tout s’agite autour de moi, je suis un peu perdu et ne sais pas où donner de la tête. Je perçois des coups de sifflets au loin. D’un côté j’entends un mec au nom de poule se faire traiter d’enculé et de l’autre un berbère, soi-disant riche, d’enfant de viol. Je crie comme mes voisins pour ne pas être en décalage. Une demi-heure d’insultes plus tard, j’ai la gorge aussi sèche que quand je travaillais dans les mines. Il me faut alors de la bière pour hydrater tout ça. Je compte me lever pour aller en chercher mais mon voisin en vert a visiblement déjà réussi à en trouver puisqu’il urine sur mes baskets Atemi. Je n’ose pas trop râler car ses deux potes ont l’air de trouver ça tordant. J’en profite pour lui demander où il a acheté les siennes. Il m’explique qu’il est possible de se faire livrer directement à sa place. Ni une, ni deux il arrache mon téléphone, me pose quelques questions simples comme mon adresse mail ou le numéro de ma carte bleue de la Banque Postale et l’affaire est jouée.

 

J’avais un doute sur ce type mais finalement non, il s’est pas foutu de moi. On me rapporte une bière directement à ma place 10 minutes plus tard, d’ailleurs ses amis et lui ont eux aussi commandé une bière. Ils tiennent même à trinquer avec moi par ce que « je suis pas un radin d’Auvergnat« . Je comprends pas trop mais ça doit être un compliment. J’ai reçu la facture un peu plus tard. 40€ la pinte… c’est 20 fois plus cher que dans notre Club House et chez nous c’est pas de la pisse dans un gobelet.

 

 

Je commence légèrement à m’ennuyer quand je ressens de l’agitation provenant de l’autre bout du stade ! Les gens se lèvent chacun leur tour et crient tout haut « OLA !« . C’est marrant c’était aussi le sponsor du RC Lens dans les années 2000 ! Je trouve ça magnifique. Au bout de quelques tours de stade, je chope le tempo et me joins à cette joie collective. Quel bonheur ! Je siffle au passage les fainéants devant moi qui ne daignent même pas lever leurs fesses de leurs fauteuils à roulettes. Incroyable ce manque de respect !

Quand tout le monde en a marre de se lever, l’euphorie générale s’estompe et je retombe dans l’ennui. Mon voisin qui lui, a l’air d’avoir vraiment picolé, passe son temps à râler et dire que le pinard est mauvais. Pourtant il tourne à la bière depuis bientôt une heure et demie. Plus le temps passe, plus il paraît dépité. Il doit avoir l’alcool triste.

 

Je pense que je dois m’endormir un peu car je me fais réveiller en sursaut par une moitié du stade (celle qui sent le purin) qui hurle de joie. C’est la frénésie la plus totale, ils sont en extase devant un vieux bout de bois ! La simplicité de ces gens-là c’est beau à voir, ils étaient déjà heureux de découvrir du macadam tout à l’heure. Mon voisin lui s’est barré en pestant, il dit qu’il y avait encore trop de juifs dans son équipe et qu’ils étaient nuls.

Tout à coup la lumière s’est éteinte et un petit bonhomme est sorti d’une scène. Je l’ai reconnu sur les écrans géants, c’était le mec de The Voice ! Pas le chauve, ni celui qui ressemble à Lorenzo Lamas dans le Rebelle mais le troisième, celui que tonton JC dit qu’il est à poil et à vapeur. Il a chanté durant un quart d’heure, il nous a demandé de danser. On passait un bon moment, pourtant les fainéants de devant n’ont encore fait aucun effort pour se joindre à la fête. Puis ça a dégénéré quand ils ont fait éclater des feux d’artifices sur le toit du stade. Il y a eu une émeute dans la tribune des bouseux, on entendait crier « SORCELLERIE !!!« . Alors le petit bonhomme a arrêté de chanter et ils ont rallumé les lumières.

 


Des feux d’artifice comme sur la plage de Dunkerque un 14 juillet !

 

Et puis plus rien, tout le monde est parti… Alors j’ai fait pareil. J’ai marché une plombe pour retrouver ma voiture, j’avais pris un PV de 135€ parce que soit disant j’étais pas garé au bon endroit, puis j’ai roulé des heures pour rentrer à Roubaix. Pour être honnête, j’étais un peu déçu de cette soirée, je n’ai pas assisté au meilleur spectacle du monde qu’on m’avait promis. L’an prochain, je crois que je resterai avec ma cousine regarder Barbie et le secret des sirènes sur Gulli.

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Le Bouclier de Brennus volé à Clermont-Ferrand

Attention chérie, ça va trancher… par Copareos le 25/05/2018 à 16:22:00 - Favoriser ||| Lu/Non lu

 

Dans le système rugbystique, les vols de trophées sont considérés comme particulièrement monstrueux. A Clermont-Ferrand, les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes sont membres d’une unité d’élite, appelée Unité Spéciale pour les Trophées. Voici l’une de leurs histoires. (TIN TIN).

 

9h : Le Bouclier de Brennus a été dérobé la nuit dernière. Il se trouvait au sein de l’ASM Expérience, musée dédié à l’histoire du club auvergnat (dont nous vous conseillons la salle des trophées). Le vol a été notifié par le personnel de ménage, lors de sa prise de fonction. Les forces de l’ordre sont sur place.

 

9h15 : Selon nos sources, aucune trace d’effraction n’a été remarquée sur les entrées du musée, qui se trouve dans l’enceinte du stade Marcel-Michelin. Les meilleurs enquêteurs du Puy-de-Dôme (Michel, gendarme à la retraite & Martine, médium à Ambert) ont été dépêchés sur place pour aider les policiers.

 

Michel a profité de l’occasion pour remettre son bel uniforme.

 

9h27 : Déclaration de Michel : « L’gaillard connaissait bien les lieux vindieu. Il savait très bien c’qu’il faisait » (lire les déclarations de Michel en roulant les ‘r’, ndlr). Martine complète : « Je vois une femme souhaitant utiliser ce vol pour défendre une cause honorable« .

 

9h48 : D’après les premières analyses de la vidéo-surveillance, le suspect serait un homme d’une trentaine d’années, qui disposait d’un badge lui permettant d’accéder aux locaux du musée. On le voit prendre le Bouclier et le charger dans sa voiture, sur laquelle on voit clairement le logo du club. L’étau se resserre.

 

10h16 : Les forces de l’ordre ont identifié l’individu et obtenu son adresse. Ils partent désormais à sa recherche. Martine et Michel, surnommés les M&M’s, font également partie du voyage.

 

Martine a été élue meilleur voyante du Puy-de-Dôme en 2007, 2008 & 2009. Elle avait alors prédit le titre de l’ASM en fin de saison.

 

10h38 : L’individu a été localisé. Il se trouve à son domicile, où il est retranché.  Son identité n’a toujours pas été révélée, mais son adresse a elle été dévoilée. Nous nous rendons sur place.

 

11h20 : Michel fait le point devant la maison du suspect : « L’gars là s’trouve piégé comme un rat, il a fermé tous ses volets et tient un discours confus. Martine est en train d’essayer de le raisonner avec l’mégaphone et on réfléchit à tous les moyens qu’on peut mettre en œuvre pour éviter l’irréparable : la destruction du Bouclier que nos gars ont fièr’ment ramené l’an dernier« .

 

11h35 : Pour faire taire les rumeurs, les gendarmes ont décidé de donner le prénom du suspect : il s’agit d’un certain Morgan P., connu des services pour un histoire de poker il y a quelques années. Il avait alors été blanchi.

 

11h37 : Confidence de Michel devant la maison : « D’après nos recherches sur Google, ce Morgan P. pourrait correspondre à Morgan Parra, joueur emblématique de l’ASM« . L’enquête avance.

 

Ici une photo du suspect avec le Bouclier en question.

 

11h49 : Éric de Cromières, président de l’ASM, est arrivé sur place : « Morgan, fais pas le con. On va le récupérer l’an prochain c’est pas grave« . Et Morgan de répondre « Arrête Éric, tu sais bien que c’est pas vrai. C’est Montpellier qui va gagner, c’est Vern, qui nous a lâché, qui va le récupérer avec un autre club !« . La tension est palpable.

 

12h05 : Les M&M’s partent en pause déjeuner, ils ont repéré un petit restaurant traditionnel et prévoient de prendre une truffade pour deux.

 

12h29 : Michel reprend des frites. Martine lui prédit une crise cardiaque le 29 juin 2019.

 

12h51 : Conscient qu’il n’est plus écouté depuis presque une heure, Morgan P. menace de brûler le Bouclier. Les forces de l’ordre décident de faire appel à la seule personne pouvant éviter un tel drame. L’identité de cette personne n’a pas été révélée.

 

13h17 : C’est le capitaine de l’équipe de Chamalières 2015/2016 qui arrive alors sur place. Il a dans sa main ce qui ressemble à un paquet de 6 saucisses ainsi que 4 brochettes, toutes achetées chez Auchan. Son autre main une bouteille de Pic Saint-Loup 2009. Il se dirige immédiatement vers la porte d’entrée, qui lui est ouverte après qu’il se soit présenté. Michel, qui se préparait à faire une petite sieste digestive, arrive et s’exclame : « Mais pas lui nom de Dieu, vous êtes frappés ou quoi ?!« . Martine, elle, voit un homme qui aime les grillades.

 

13h35 : Vingt minutes plus tard, aucune fumée n’est perçue. Michel reprend les choses en main : « J’ai app’lé une bande de jeunes qui connaissent c’te maison mieux que personne vindieu. Z’allez voir c’que vous allez voir« .

 

13h57 : Cinq garçons d’une vingtaine d’années arrivent devant un public se demandant qui ils peuvent bien être. Michel prend la parole : « Ces p’tits gars connaissent l’endroit, ils étaient allés s’baigner dans la piscine après l’titre l’an dernier« . Des oreillettes leurs sont données afin de préparer l’opération. Notons qu’ils ont tenus à être nus pour retrouver leurs marques. Michel lance des regards gênants sur leur bite.

 

On est quand même plus proches de la section que de l’assaut.

 

14h05 : L’opération est un échec, les mecs se baignent et oublient totalement le but de leur mission. Il faut dire qu’il fait chaud. Leur rapport est sans équivoque : « Elle est bonne« .

 

14h16 : Face au manque d’efficacité de la stratégie de Michel, Martine reprend les choses en main. Une vision la pénètre et elle crie « IL FAUT APPELER LE SAUVEUR ! LE GUIDE CLERMONTOIS A LA TIGNASSE DOREE !« .

 

14h37 : Aurélien Rougerie arrive, escorté par deux voitures de police qui devaient l’aider à traverser la ville en dix minutes. Mais une séance de selfies avec les policiers a quelque peu retardé le convoi. A peine arrivé, Martine se jette sur le joueur : « Il faut lui parler, l’émouvoir, comme vous avez su le faire lors de votre dernier match. Je vous vois sauter dans les bras l’un et l’autre ».

 

14h49 : La discussion débute par une déclaration de Roro : « Morgan, tu vaux mieux que ça. Pense aux jeunes, à l’exemple que tu donnes, pense à ce club qui nous apporte tant, pense à moi, comme je t’aime ! ». Morgan réplique : « Je m’en branle de tout ça Aurélien. L’an dernier c’est moi qui nous l’ait fait gagner ce Bouclier. C’est moi qui suis allé gratter ce ballon dans le ruck sur la dernière action de la finale ». Roro se tend, vexé par la dernière déclaration de son ancien coéquipier. Il prend une grande inspiration, regarde les volcans alentours et prend sur lui : « Mais cette année, on s’est chié dessus. Tu le sais. C’est notre faute si on doit rendre le Bouclard ». Morgan craque et ouvre la porte d’entrée. Alors qu’on croit à un dénouement heureux, il se jette sur le jeune retraité avec un plaquage dont il a le secret. La vision de Martine se réalise. Puis il crie : « NOON ! C’EST VOUS QUI ETIEZ NULS ! SANS MOI ON SE DEPLACERAIT A MONT-DE-MARSAN LA SAISON PROCHAINE PUTAIN ! J’AI ETE BON TOUTE LA SAISON ET J’AI MÊME PAS PU JOUER AVEC BEAUXIS DANS LE TOURNOI ! ».

 

Morgan en pleine tentative de ippon.

 

14h59 : Voilà 10 minutes que Rougerie et Parra s’écharpent sous les yeux médusés de l’assistance. Quand soudain, Michel s’écrie : « Le Bouclier vindieu, faut aller l’récupérer nom d’un Saint-Nectaire ! ».  Les forces de l’ordre, trop occupées à prendre des vidéos, ne l’entendent pas. Michel prend les choses en main et fonce vers la porte d’entrée. Morgan profite d’une seconde de répit pour courir vers sa porte et s’enfermer à clé à temps. Michel regrette d’avoir repris des frites tout en vomissant sur le gazon.

 

15h52 : Remis de ses émotions, Rougerie avoue ne pas avoir reconnu Morgan. Michel s’essuie la bouche et se lance : « Nous sommes perdus Roro, guide-nous vers la solution. Dis-nous quoi faire ». Le grand blond lève les yeux au ciel : « Je sais. Je vais passer un coup de fil ». Les forces de l’ordre reprennent espoir.

 

16h02 : On demande à des voisins s’ils connaissent Morgan P. : « Morgan, il a toujours été gentil. Toujours bonjour quand on se croise, il m’avait même aidé à déménager ! Je ne comprends pas ». Un autre voisin a sa théorie : « Vous savez, de nos jours, tout le monde peut changer avec Internet. Il a sûrement dû aller sur un de ces sites de propagande, qui vantent le beau jeu du Racing. N’importe qui craquerait en voyant ça… ».

 

16h21 : Alors que nous sommes toujours sans nouvelles de l’interlocuteur mystérieux de Roro, une BMW série 5 noire arrive devant la maison. Un homme en sort et s’exclame : « Mesdames et Messieurs, je suis Julien Ory, un ami de Bernard Laporte. J’ai fait la route depuis Toulon aux frais de la FFR afin de vous annoncer son arrivée prochaine. Tenez bon, notre sauveur arrive ». Puis le messager repart sans explications. Sûrement pour se donner un genre.

 

16h32 : Laporte sort de la voiture : « Et bien, je remarque que nos amis de la LNR ne sont toujours pas là. J’imagine que M. Goze est à un buffet ». Michel écrit sur son calepin qu’il faut prévoir un buffet pour fêter la fin de l’enquête. Le président de la FFR poursuit : « Je vais donc m’occuper de cela personnellement, si vous le voulez bien ». Bernie se dirige vers la porte d’entrée et se désole devant la scène : les flaques de vomi lui attaquent l’odorat, les types à poil flânent dans la piscine pendant que le capitaine de Chamalières leur fait des grillades, les M&M’s font une belote avec les policiers. Puis il frappe à la porte : « Morgan, c’est moi. Laisse-moi entrer. Nous sommes des personnes intelligentes, on va trouver un terrain commun ». La porte s’ouvre, et tout le monde retient son souffle.

 

Question négociations avec des personnes retranchées, Bernard a appris des plus grands.

 

16h45 : Martine a gagné à la belote. Les autres l’accusent de tricher car elle est médium. Ils acceptent malgré tout de refaire une partie, mais lui ont pris ses lunettes.

 

16h58 : Alors que Bernie se trouve toujours dans la maison sans que personne ne sache ce qu’il s’y passe, on aperçoit un homme au loin à bout de souffle. Son cri résonne dans tout le lotissement : « ATTENDEZ-MOI ! ATTENDEZ-MOI ! ».

 

17h05 : Paul Goze a effectué les 200 mètres qui le séparait encore de la foule. Il s’apprête à parler, mais son corps lui demande d’attendre encore un peu.

 

17h17 : Paul Goze s’explique : « Je suis parti du siège de la LNR dès que j’ai entendu l’histoire. Mais la voiture est tombée en panne sur l’autoroute au beau milieu du Loiret ».  Il raconte alors avoir tenté de faire du stop, mais le peu d’automobilistes s’étant arrêtées n’avait pas de voiture assez grande pour lui. Il est finalement tombé sur une femme lui ayant permis de faire les 300 kilomètres restants alors qu’elle parait en direction d’Arcachon. « Sans cette Marielle, je serai certainement mort de soif sur la bande d’arrêt d’urgence. Il faut dire que le buffet à volonté de Courtepaille m’a bien asséché le gosier ».

 

17h29 : Goze a pris acte de la situation. Pris de court, il demande ce qu’il peut faire pour aider. « Va falloir défoncer la porte mon p’tit gars, c’est notre dernier espoir » annonce Michel. Martine demande aux forces de l’ordre de préparer le bélier, elle dit les voir réussir à traverser la porte.

 

17h34 : Huit policiers se saisissent de Paul Goze et se dirigent vers la porte d’entrée. Le président de la LNR n’avait pas vu ça venir et demande qu’on le lâche. Déterminés à en finir, parce que leurs heures supplémentaires ne sont pas payées, les policiers font fi de Goze.

 

Pour cette opération, les forces de l’ordre se sont inspirées de leurs homologues britanniques.

 

17h36 : Un premier coup de Paul Goze est donné à la porte d’entrée. Rien ne se passe.

 

17h37 : Un deuxième coup de Paul Goze est donné à la porte d’entrée. On soupçonne une commotion. L’équipe médicale est appelée pour statuer.

 

17h48 : Paul Goze est jugé apte à reprendre le jeu.

 

17h53 : Alors que les policiers s’élancent pour porter un troisième coup de Paul Goze à la porte de Morgan Parra, cette dernière s’ouvre. Après un crochet gauche salvateur, Bernard Laporte sort et annonce fièrement : « Le problème est réglé ! ».

 

17h55 : Bernard Laporte annonce la tenue d’une conférence de presse à 18h. Morgan Parra et le Bouclier sont toujours dans la maison.

 

18h : La conférence de presse débute : « Mesdames et Messieurs, grâce à ma présence et à mon sens des négociations, Morgan est prêt à rendre le Bouclier. J’ai demandé aux forces de l’ordre de ne pas procéder à l’arrestation du petit bonhomme, des coups de fils ont été passés et il ne risquera aucune poursuite ». Les journalistes réclament le Bouclier. Bernard Laporte fait la moue, puis se dirige vers la maison pour aller le chercher.

 

18h10 : Après dix minutes remplies d’inquiétude, le Bouclier sort, tenu par Morgan Parra. Le bois est fissuré, on aperçoit un gros impact au centre du trophée. Il est irrécupérable. La tension est à son comble. Des noms d’oiseaux commencent à fuser avant que Laporte ne fasse taire tout le monde : « Calmez-vous, ce n’est pas Morgan qui a fait ça ». Le demi de mêlée prend la parole : « Jamais je n’aurais osé abimer cette œuvre. Si je l’ai pris, c’est par amour, rien de plus ». Mais alors qu’est-il arrivé au Brennus ?

 

18h16 : C’est à l’arrivée de l’ambulance que l’assistance comprend. Paul Goze sort de la maison sur un brancard, la tête en sang. La dernière charge a évité la porte (d’entrée, et le président aussi), mais pas le Bouclier qui se trouvait derrière. Le président de la LNR est parvenu à faire ce qu’aucune troisième mi-temps post-titre n’avait réussi. La situation est cocasse.

 

18h24 : Une fois les secours partis, la conférence peut reprendre. Morgan Parra s’avance : « Je tiens d’abord à m’excuser pour les dommages occasionnés. Je m’engage à payer la confection du nouveau Bouclier de Brennus. De toute façon, mon niveau de vie va s’élever considérablement ». La foule se regarde, puis Laporte enchaîne : « J’ai en effet proposé à Morgan de signer à Montpellier, avec effet immédiat. Mon ami Mohed est ravi de pouvoir compter sur lui pour cette fin de saison. Et Morgan va pouvoir conserver ce beau trophée qu’est le Brennus ». Un journaliste ose : « Mais qu’est-ce qui vous garantit que Montpellier va être champion ? ». Avec un sourire en coin, Laporte conclut : « La conférence de presse est terminée. Merci pour votre attention ».

 

Voilà une scène que Morgan ne devrait plus revivre (parce qu’on voit pas qui pourrait perdre en finale contre le Stade Français).

 

18h35 : Médusées, les personnes sur place ne savent pas quoi dire. Même Martine ne l’avait pas vu venir. Laporte repart avec son convoi et Parra, en direction de Montpellier. Eric de Cromières récupère le Bouclier abîmé et rentre fissa au stade. Un silence pesant se fait sentir, avant que Michel ne le brise : « Bon, on va fêter ça dans un petit troquet ? J’ai une bonne envie de tapas vindieu ». Il se tourne vers la piscine : « Allez, mettez un slip les p’tits gars, c’est ma tournée ». Il n’en fallait pas plus pour que le lieu se vide. Les journalistes vont écrire, les policiers vont dormir, Rougerie va sauver le monde.

 

22h40 : Ludovic Radosavljevic arrive sur place : « Oooooh, y’a quelqu’un ? Roro ? J’ai vu ton message Roro, mais y’avait pas de réseau sur la route depuis Castres. Les gars ? Vous avez besoin de moi ? J’ai pris ma perche à selfie ! »

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Fêtes de Bayonne payantes : l’Aviron concerné

Attention chérie, ça va trancher… par l'Affreux Gnafron le 18/05/2018 à 13:59:00 - Favoriser ||| Lu/Non lu

Par L’Affreux Gnafron,

 

C’est désormais officiel : l’édition 2018 des Fêtes de Bayonne sera payante pour les non-résidents de la cité gasconne. Si le coût du forfait n’a pas encore été arrêté (on parle d’une somme comprise entre 7 et 8€), l’annonce de ce mardi 15 Mai  a provoqué une vague de réactions dans la foule des festayres. Pourtant, une autre mesure annoncée en catimini marquera également de son empreinte cette 82ème édition : la mise en place d’une redevance audio-visuelle sur la pratique de la Peña Baiona.

Le principe en est simplisssime : chaque incantation de la célèbre chanson des supporters de  l’Aviron Bayonnais donnera lieu au paiement de modestes droits d’auteur dont les bénéfices iront dans les caisses du club de rugby local.

Un moyen comme un autre pour Jean-René Etchegaray, l’édile de la ville, de contribuer à la survie financière d’un club aux abois. Et pour une fois sans ponctionner les contribuables locaux. « Des groupes de patrouilleurs se baladeront dans les rues de la ville et procèderont au recouvrement immédiat de la taxe dès lors qu’ils entendront les premières mesures de notre chant emblématique. La somme n’est pas encore définie mais on sera dans une fourchette de l’ordre de quelques centimes, quelques dizaines tout au plus. On est davantage dans le symbole, le financement participatif que dans la sanction. »

 

Du côté d’Alain AfflelouEmmanuel MérinFrancis SalagoïtyRichard Dourthe, Philippe Tayeb, président de l’Aviron Bayonnais Rugby on se déclare intéressé par cette initiative et disposé à porter son concours pour la perception de la taxe. « S’il faut donner un coup de main pour collecter la monnaie et établir des contrôles, nous sommes prêts à mettre à contribution notre public fantastique. Mais que cela n’exonère pas la mairie de son rôle de mécène, nous serons attentifs au maintien des subventions municipales. Et la DNACG aussi d’ailleurs.. »

Chez les membres des peñas historiques, les avis sont partagés. « S’il peut sortir quelque chose de positif pour le club de ce massacre auditif impuni depuis de trop nombreuses années, pourquoi pas.. affirme Beñat Irouleguy. Mais prenons gare aux modalités d’application. Quid des véritables supporters bayonnais à qui il viendrait l’idée d’entonner notre chant fétiche dans un élan d’enthousiasme irrépressible ? Ils paieraient aussi ? » Pour Amaya Etchebarne, peu de risque que cela se produise « après la saison de merde qu’on vient de se peler et le bordel en coulisses, ça m’étonnerait que des locaux aient à cœur de crier leur amour pour le club. Même si je ne sous-estime pas le rôle de l’alcool dans l’irrationalité de comportements masochistes.»

 

L’idée d’un tarif dégressif permettrait de ménager les susceptibilités locales. Le beuglement du seul refrain donnerait lieu à l’obole perçue la plus importante (avec majoration en cas de récidive), l’incantation du chant en complet serait quant à elle exonérée de perception. Une mesure qui suscite l’approbation des riverains de Jean Dauger, regroupés en association : « Si ça peut permettre d’éviter à des Clermontois, Rochelais, Parisiens et autres Gersois avinés de massacrer des millions de fois le Vino Griego, ce sera déjà ça de pris pour notre tranquillité. Bien qu’on ait eu une saison assez calme niveau nuisances sonores, on doit bien l’avouer »
Pays Basque oblige, l’initiative bayonnaise a forcément suscité une réaction chez le voisin biarrot. Il se murmure que l’on y étudierait le projet d’ « une taxe vestimentaire basée sur les attributs chromatiques historiques du Biarritz Olympique dans toute célébration festive se déroulant dans le périmètre de l’agglomération Côte Basque-Adour (anciennement B-A-B) »
« Ben pourquoi pas, nous aussi on n’a plus une thune, s’ils taxent leur chant, on peut bien taxer nos couleurs » nous a confié une source biarrotte. Cette proposition sera débattue lors du prochain conseil.

Enfin signalons, que pour ceux qui entameraient la chorégraphie du Paquito Chocolatero sur l’air de la Peña, la sanction serait par contre irrévocable : contravention de 2ème catégorie et expulsion manu militari à l’extérieur du périmètre des Fetes. Parce qu’il ne faut pas déconner avec les traditions non plus.

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Eddy Ben Mitchellous – Le Racing Club de France

Attention chérie, ça va trancher… par Copareos le 16/03/2018 à 16:19:00 - Favoriser ||| Lu/Non lu

 

Conscient qu’il n’atteindra jamais le niveau de Légende Racing Métro 92, Eddy Ben Mitchellous a tout de même voulu rendre hommage à son cher club avec une chanson pleine de nostalgie.

 

On y parle d’Yves-du-Manoir, de Cardin et de Vianney. On peut donc parler d’une oeuvre 100% Hauts-de-Seine.

 

Vidéo réalisée par @Greub, le Yionel Beauxis du diaporama.

 

 

L’arbitre siffle déjà et le match est terminé.
Je réveille mon voisin, il dort depuis la première mêlée.
Je remets ma veste Cardin, j’ai une envie de bailler
C’était l’Racing Club de France, c’était la dernière séance
Et le club va maintenant déménager.

 

Le délabrement du stade peut faire sourire ou pleurer
Mais je connais le destin d’une enceinte aussi âgée
Remplacée par une salle aux airs de building supermarché
Jacky n’lui laisse pas de chance, c’était l’Racing Club de France
Et le club va maintenant déménager.

 

Bye bye les enfants qui jouaient derrière la piste d’athlé.
Bye bye rendez-vous à jamais le terrain tout glacé, glacé.
J’allais fier, avec entrain, dans ce stade tout paumé.
Une bonne demi-heure de train, 20 minutes de marche à pied.
On voyait Dan Carter, qui ne défendait jamais.
C’était un public en transe, c’était l’Racing Club de France
Et le club va maintenant déménager.

 

Bye bye les tribunes fissurées menaçant de s’effondrer
Bye bye rendez-vous à jamais le terrain tout glacé, glacé.
Yves du Manoir s’arrête là, le stade est vide à pleurer
Direction la U Arena, et ses 22 degrés.
Chavancy pleure dans un coin, Vianney vient le consoler.
C’était l’Racing Club de France, c’était sa dernière séance
Et le monde n’en à rien à branler.

 

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